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Sports

Linafoot : Lupopo a-t-il mis à nu les problèmes de Vita club ?



Saint Eloi Lupopo a collé un score lourd (3-1) à Vita club, le mercredi 19 Janvier à Lubumbashi au stade Frédéric Kibasa Maliba.

Dominateur dans tous les compartiments et mentalement meilleur, Saint Eloi Lupopo a fait une démonstration artistique sans précédent dans cette bataille des "Jaune". Agressif, au sens mélioratif, rapide et physiquement impressionnant, Lupopo a imposé un rythme et une intensité à la Première Ligue Anglaise.

A la ramasse pendant toute la rencontre, Vita club semble avoir dévoilé ses problèmes. 

Raoul Shungu, invariable !

Entraîneur titulaire en 2010 avec à la clé un titre de championnat face à la meilleure équipe de tous les temps du TP Mazembe, Raoul Shungu a étonné les sportifs congolais en signant son retour au sein de Vita club comme premier assistant de Florent Ibenge, à l'époque moins expérimenté que lui.

Depuis le départ de son mentor ( expression peut-être excessive) à Renaissance Bercane ( Maroc) et le passage éphémère de Cionci, Raoul Shungu assume l'intérim avec plusieurs victoires à son actif.

Malgré ces victoires, le technicien congolais ne convainc pas sur la manière. Son équipe ne produit pas du beau football et fait preuve d'une naïveté défensive hallucinante.

Le togolais Marouf Tchakei, très chirurgical dans les balles arrêtées, n'est pas mis en valeur dans le jeu malgré sa palette de jeu très élargi. Merveille Kikasa est en baisse de régime depuis le départ de Cionci. A l'attaque tout le monde est moyen et Eric Kabwe, l'attaquant le plus efficace ( au vu de minutes jouées) n'est pas non plus mis en valeur.

Vita club n'est pas dominateur face aux adversaires valeureux pourtant il dispose plusieurs options au milieu de terrain, par exemple où il y a le camerounais Mbarga, le Mouritanien Sidi Yacoub, Amédée Masasi, Merveille Kikasa, le togolais Marouf Tchakei, Rolly Balumbi ou encore Seydou Mpoyi. Le jeu direct sur le costaud Jacques Timopele a montré ses limites.

Hier, par exemple, face à Lupopo, une équipe très physique, Raoul Shungu monte une équipe à la limite du comique avec Mbarga et Mpoyi au milieu du terrain dans un triangle complété par Serbi Alongo en numéro 10. Étonnant choix quand on sait que Serbi Alongo non seulement il est inutile en phase de dépossession, mais il a un niveau de lecture de jeu assez défectueux. Sur la ligne offensive Mayamba, Lilepo et Kabwe , eux non plus ne défendent pas et ne pressent même pas. 

Le capitaine Ebunga garde son cerveau intact, mais ses muscles ont vieilli et il lui a fallu des efforts surhumains pour tenir son couloir ( trois matchs en 7 jours, c'est trop).

Il n'y a aucune base manifeste de son football total tant chanté et l'on ne connait pas non plus d'une manière claire les principes de jeu qu'il prône tant que son équipe demeure fragile dans tous les compartiments.

Un effectif pauvre, à qui la faute ?

Au-delà de l'insuffisance managériale de Raoul Shungu, l'effectif de Vita club paraît très pauvre et déséquilibré.

 Si tout semble parfait en termes d'effectif et de complexité de profils au milieu de terrain, il y a beaucoup d'inquiétudes à la défense et à l'attaque.

Dans le secteur défensif, le capitaine Ebunga n'a pas de remplaçant valeureux, ce qui force Raoul Shungu à l'utiliser tout le temps malgré son âge. A droite, Jacques est faible défensivement faible et Rozan aurait été d'une importance capitale à ce poste si l'axe défensif était bien couvert. A propos même de cet axe, Ni Foe ni Mfingi ni Makwekwe ( disparu des radars) personne n'est inamovible en dehors de Rozan qui semble satisfaire d'une manière relative.

A l'attaque, Lilepo n'a pas d'équivalent sur l'autre côté. Mbuyi, Alongo Kikwama, c'est très faible.  De même à la pointe où la complexité de profils pose problème : Timopele et Mayamba ont un profil similaire. Ils sont des purs avant-centres de pivot. Et il y a peu d'options à Raoul Shungu de modifier son système offensif avec un profil de faux n'9 ou autre. Eric Kabwe est un attaquant qui demande beaucoup d'efforts tactiques pour l'entraîneur pour pouvoir le fondre dans une équipe. Il est très bon dans la surface adverse et ses déplacements sans ballon sont précieux. On se soucie manifestement moins de son football.

Gare à " l'effet Marouf dépendant"!

Le togolais Marouf Tchakei semble être le joueur le plus important du système offensif de Vita club. S'il n'est pas là, VCLUB ressemble à autre chose de moindre qualité. C'est le lien entre le milieu et l'attaque. Ses accélérations, ses coups de reins, ses passes en profondeur libèrent les attaquants. Chaque fois qu'il n'est pas là, Raoul Shungu paraît être à court d'idées et fantômatique. Ne peut-on pas jouer dans un autre registre que celui-là ? De toutes les façons, c'est le travail de l'entraîneur à diversifier l'économie de son équipe.

Cette saison, le championnat est relevé en terme des prétendants aux places africaines. Lupopo, DCMP, Maniema Union, VCLUB, le TP Mazembe, la bataille sera rude et Vita club doit vite rectifier beaucoup de choses sur son staff technique et au sein de son effectif.

Saint Yannick




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