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Politique

RDC : " tant qu'on ne prépare pas la guerre, nous n'aurons jamais la paix à l'Est " (Denis Kabamba)



Président de l'Union pour le Changement Démocratique et Socio-économique (UCDS), Me Denis Kabamba estime que le rapport de l'ONU accusant Kigali (Rwanda) d'intervenir en République Démocratique du Congo " n'est pas une surprise " et que désormais, les dénégations du Rwanda ne valent plus rien.

Pour lui, la RDC a besoin de vrais hommes qui prendront de bonnes décisions pour que la paix revienne à l'Est du pays.

" Aussi longtemps que nous n'aurons pas des vrais hommes d'État, la défense des intérêts du Congo et le bien-être des Congolais seront toujours décidés par d'autres Nations et les Congolais continueront à crier ingérence et invasion ", a déclaré Me Dennis Kabamba.

Comme piste de solution, il propose à la RDC de préparer la guerre afin d'arracher la paix.

" Si tu veux la paix, prépare la guerre. Tant que le Congo n'a pas d' armes et qu'on ne prépare pas la guerre, nous n'aurons jamais la paix durable à l'Est ", estime cet activiste des droits de l'homme.

Pour lui, la diplomatie, c'est bien, mais " une diplomatie sans les armes, c'est comme une musique sans les instruments ". La RDC a besoin des armes non pas pour faire la guerre, mais pour préparer la guerre et pour se faire respecter parce que les armes ont un rôle dissuasif. Sans armes, le Congo ne sera jamais respecté, considéré et entendu.

En  tant que défenseur des Droits humains et des Peuples, Me Dennis Kabamba exige une prise de conscience des Congolais. "Nous sommes d'abord Congolais. Et à ce juste titre, nous avons le devoir de défendre la patrie parce que la nation n'a pas de couleur, elle nous appartient tous. Si nous réfléchissons et agissons de la sorte, on donnera une chance aux générations à venir. Assumons-nous en tant qu'un pays souverain, la paix ne s'offre pas sur un plateau d'or mais se mérite ", a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, insisté sur le fait que la mobilisation de toutes les couches socio-politiques doit se poursuivre et s'intensifier car tout accord international repose sur le postulat qu'il sera appliqué de bonne foi par toutes les parties et l'opinion internationale. C'est que le cesser-le-feu ne peut être décrété que par les belligérants. "Les autres ONG et associations nationales et internationales de Droit de l'homme sont appelées à accompagner les victimes dans leur quête de justice et réparations. Les règlements diplomatiques n'exhonèrent pas les crimes internationaux et le pillage des ressources naturelles  de la Republique Democratique du Congo", a-t-il insisté.

JWM




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