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Sports

Fatshi et le football : une histoire d'amour sans preuves !



Après la désillusion des Léopards A' en Algérie pour le compte du CHAN, débarqués de la compétition sans réussir à marquer le moindre but, l'opinion nationale s'interroge de plus en plus sur la vision du Président Félix Tshisekedi en matière des Sports. 

Dès son accession à la magistrature suprême, Félix Tshisekedi était présenté, par la direction des sports de la Rtnc, comme un grand sportif comme en témoignent par ailleurs ses faits et gestes à chaque fois qu'il assistait à un match de l'équipe nationale.  Le célèbre journaliste de la Rtnc François Kabulo disait même qu'il fut un bon gardien de but. 

L'amour, la passion du Président de la République Félix Tshisekedi sur les sports ne souffre donc d'aucune lésion . Quelles en sont alors les preuves politiques ? 

Depuis que le Fils du Sphinx de Limete est aux affaires, l'on a l'impression que le football régresse de plus en plus.  Déjà avant lui, il y avait un vide managérial et celui-ci ne semble pas avoir été colmaté. 

La Fecofa toujours non déboulonnée ! 

L'instance faîtière du football congolais est infestée d'un essaim de gens avec un déficit managérial palpable. Il y a un système dégradant  qui semble corrompre tout. 

Le football congolais bat de l'aile de la base au sommet. Les ententes provinciales pataugent autant que la Ligue Nationale. Il n'y a aucune idée de développement dans le chef de la Fecofa. 

Que devrait faire l'Etat dans une structure où toute immixtion de la politique est formellement interdite ? Il y a toujours une baie pour fragiliser ceux qui portent atteinte à l'image de la République. La politique a toute cette latitude.  Des bruits de corruption à différents niveaux ont toujours circulé. Des décisions fantaisistes sur le règlement des différends entre les clubs, des enquêtes approfondies sur certaines allocations, des bruits sur l'achat des trophées dans toutes les divisions (...) sont autant de matières pour lesquelles l'on peut viser ces fossoyeurs du football congolais qui grouillent à la Fecofa. A l'issue de chaque compétition, une enquête méticuleuse sur l'utilisation des fonds peut envoyer beaucoup de gens à Makala. 

Le football congolais ne se relèvera jamais avec cet essaim d'incompétents qui infestent la Fecofa.

Les infrastructures sportives, un autre casse-tête ! 

Le gouvernement congolais ne semble rien faire à propos en dépit de l'éternelle réparation du stade des Martyrs. Le projet des terrains municipaux a été arrêté depuis l'époque de Joseph Kabila sans les moindres enquêtes judiciaires. Plusieurs provinces manquent des infrastructures sportives adéquates. Seul Kinshasa et le Haut Katanga, sur les vingt-six (26) provinces, comptent un stade homologué par la CAF.  Le football en RDC s'apprend dans des conditions médiévales. Et les contrôles de ballons risibles de Mpanzu Elie et consorts en disent long sur la formation des athlètes congolais.  

La Linafoot, une compétition des clowns et la Coupe du Congo, un trophée du village

Le championnat d'élite de la RDC, la Linafoot affiche un niveau technique déplorable et surfe sur une improvisation criminelle.   Aujourd'hui, toutes les équipes sont en préparation, mais aucune ne sait le jour où il jouera son premier match de la phase retour. Comment alors s'entraîner avec un rythme rationnel ? 

Les équipes engagées dans cette compétition n'ont pas assez de moyens. Aujourd'hui, hormis le TP Mazembe et Lupopo qui renaît de ses cendres à cause des moyens injectés par le gouverneur Kiabula, les autres pataugent. Dcmp a d'énormes difficultés financières. Même Vita Club qui semblait être quelque peu stable est dans le gouffre aujourd'hui traînant plusieurs mois d'arriérés des salaires des joueurs, globalement clochardisés. 

Les déplacements même des athlètes posent un sérieux problème. Les subventions du gouvernement sont dérisoires au-delà d'être quasi absentes. 

Le contrat de sponsoring avec une société des télécommunications recèle beaucoup de zones d'ombre et la justice devrait y pencher sérieusement. 

La deuxième compétition majeure de la RDC, la Coupe du Congo a été rendue hideuse par la Fecofa, cette entreprise anti patriotique à déboulonner à tout prix. 

 Les meilleures équipes du pays n'y participent pas et les raisons évoquées par la Fecofa sont autant ridicules que révoltantes. Certains analystes sportifs ont toujours pensé que la coupe du Congo était une récompense à un club déjà choisi à l'avance par la Fecofa contre lequel on oppose un flux d'équipes en bambous, parfois aux noms même insolents. 

Insistant sur la cohésion nationale, l'on pensait que le Président Félix Tshisekedi créerait une espèce de symbolique en faisant de la Coupe du Congo, une compétition de l'unité nationale baptisée, par exemple " Trophée Lumumba " ou " Trophée Kimbangu" avec une finale se jouant chaque le 30 Juin devant le Président de la République qui devrait aussi remettre le trophée au gagnant.

Le ministère des Sports, entre nullité et inutilité !

Un ministère correspond à un besoin. Créer un ministère des Sports, c'est vouloir résoudre un besoin qu'est le sport. Quelle est la feuille de route du gouvernement sur les Sports ? 

Le ministère des Sports est-il, pour reprendre l'expression d'un confrère de Sango Malamu,  une agence de voyage ? A quoi sert - il en dehors de signer des ordres de mission ? 

Quand on n'a aucune politique sur les infrastructures sportives, la formation de la Jeunesse, le rôle même du football sur la cohésion nationale (...), on se demanderait même l'importance d'un tel ministère .

Tebo Dia Mase




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