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ESU : Le comité de gestion de l'UPN dénonce la diffamation et la mauvaise foi dans le rapport de l'IGF (Mise au point)


A l'issue de sa mission menée à l'Université Pédagogique Nationale, l'Inspection générale des Finances (IGF) a signalé le détournement des millions de dollars par le comité de gestion de cette université et plusieurs fautes de gestion, demandant ainsi au ministre de l'ESU de suspendre toute l'équipe dirigeante et à la justice d'engager des poursuites judiciaires notamment contre la Rectrice et l'administrateur du Budget. Chose qui n'a pas laissé ce comité de gestion bouche cousue, dénonçant des irrégularités et accusations mensongères dans ce rapport. 

Dans une mise au point faite ce lundi 27 novembre en réaction audit rapport de l' IGF, le comité de gestion de l'UPN, via sa Rectrice la Professeure Anastasia Masanga, dénonce les conclusions de l'IGF et relève des faits dénotant le dérapage.

Le comité de gestion de l'UPN dit faire l'objet d'un acharnement tant que le rapport de l'IGF couvre une période de huit ans allant de 2015 à mai 2023 conformément à l'ordre de mission n'086 et 195/ PR/ IGF/ IGCS/ JAK/BPR/2023 respectivement du 10 mars et du 12 mai 2023 et nulle part ce rapport fait mention de la gestion de l'UPN d'avant 2021-2022 alors que certaines pesanteurs actuelles ne sont que des conséquences des faits antérieurs notamment la dette, de plus d'un million huit cent mille USD, contractée auprès d'Afriland First Bank assortie des modalités de remboursement qui étaient floues.

Les gestionnaires de l'UPN évoquent aussi la dissimulation des informations dans la mesure où ce rapport fait référence à seulement deux ordres de mission alors qu'il y en avait eu trois dont celui du 4 mai 2023. Ils dénoncent également le caractère diffamatoire de ce rapport qui met à charge du comité de gestion actuel des faits antérieurs à son installation et surtout la non prise en compte des moyens de justifications par lui présentés.

Confusion 

Le comité de gestion de l'UPN note également la confusion d'ordre statutaire entretenue par l'IGF qui confond le fonctionnement des entreprises publiques à celui des établissements d'enseignement supérieur et universitaire.

Les autorités de l'UPN dénoncent également la mauvaise foi de l'IGF qui méconnaît catégoriquement les indemnités et avantages alloués aux membres du comité de Gestion en cours de mandat, tel que repris dans les articles 237 et 238 du Statut du Personnel de l'Enseignement supérieur et universitaire. 

"En demandant la suspension du Comité de Gestion au regard de ses recommandations formulées à l'endroit du Ministre de Tutelle, l'IGF ignore le régime disciplinaire applicable aux membres du Comité de Gestion en fonction, tel que repris dans les articles 244, 245, 246 et 247 du Statut particulier du personnel de l'ESU ", lit-on dans cette mise au point.

La mission de l'IGF, selon le comité de gestion, est allée au-delà de son objet en partant du contrôle de gestion administrative et financière au contrôle académique où elle n'a ni compétence ni expertise. Le cas le plus flagrant, note le comité de gestion, est la demande de la suppression de la Coordination de la Pratique Professionnelle ( CPP). Pour le comité de gestion de l'UPN, il s'agit là ni plus ni moins d'un dérapage. Il en est de même des montants étranges évoqués dans ce rapport ne reflètant pas la réalité. Il en veut pour preuve des quotités dues au Trésor public ( DGRAD) sur les frais des diplômes ( chiffrées par l'IGF à l'ordre de 190 225 USD) alors que la DGRAD, sur instruction académique 023 point 292) n'a droit qu'à 25 USD par diplôme, ce qui explique que cette somme concerne 7609 diplômes alors que l'achat des diplômes pour l'année académique épinglée n'a pas atteint ces chiffres.

Accusé d'avoir dissimulé plus de 2000 étudiants dans l'effectif, le comité de gestion de l'UPN dément et se félicite par contre des mesures et actions entreprises dont la mise en place d'un plan stratégique décennal, le contrôle et la maîtrise des effectifs du Personnel et des Étudiants, la bancarisation de la prime interne ( COGIT) et son augmentation au moyen du réajustement du taux de change, le remboursement à grande échelle de la dette Afriland First Bank, la coopération et l'ouverture de l'UPN au monde et consorts.

Nécessité ou erreur?

Après publication de la mise au point de la Rectrice de l'UPN, plusieurs langues se sont déliées pour crier à une erreur grave. Beaucoup estiment que l'UPN n'aurait pas dû affronter l'IGF mais attendre présenter ses moyens de défense devant la justice. Opinion rejetée par une autre tendance.

D'autres personnes estiment que cette mise au point valait la peine car le rapport de l'IGF, dont seule une petite synthèse circule sur la toile, a jeté un discrédit sur le comité de gestion de l'UPN, ternissant leur image. "Il était donc important que l'UPN rétablisse la vérité de la même manière que l'IGF a accusé ", soutiennent-ils. D'après eux, l'IGF a procédé de manière à humilier les contrôlés car il y a eu fuite d'information dans plusieurs médias en ligne avant même que le rapport ne soit publié et surtout que la première personne à publier cette information sur Twitter est Honoré Mvula alors qu'il n'est ni journaliste ni agent de l'IGF. 

Il sied de souligner que l'UPN fustige le fait que l'IGF a délibérément refusé de considérer ses explications ou moyens de défense fournies à l'issue du contrôle. 

Saint Yannick ZAYAKENE




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