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Société

En mémoire des journalistes assassinés en RDC, Grâce Israëlla Ngyke et l'ACOFEPE formulent trois demandes importantes au Chef de l'État


L' Association Congolaise des Femmes de la presse(ACOFEPE), en collaboration avec le quotidien la référence plus et les organisations professionnelles des médias et de défense des droits de l'homme ont organisé, ce jeudi 09 mai, dans la salle Chebeya du Centre Carter à Kinshasa-Gombe, une journée porte ouverte et une exposition commémorative des souvenirs des journalistes assassinés, question de rendre hommage à ces 22 chevaliers de la plume qui sont tombés pour la cause de la vérité et le soucis d'informer la communauté.

Ce rendez-vous, occasion pour Grâce Israëlla Ngyke, présidente de l'ACOFEPE et coordonnatrice du comité de pilotage du plaidoyer en faveur de 22 journalistes victimes de cet acte d'assassinat en RDC s'est directement adressée au Président de la République, Chef de l'État. Son plaidoyer se base sur trois volets.

" Nous demandons la reconnaissance, pas seulement du journaliste Ngyke parce qu'il n'a pas été le seul à être assassiné dans ce pays. Il a été assassiné avec plusieurs autres journalistes selon les enquêtes retracées par JED. Donc, aujourd'hui, nous avons encore lancé un appel au Président de la République qui est le seul à pouvoir prendre cette décision pour honorer ces 22 journalistes " a déclaré Mme Grâce Israëlla Ngyke.

Poursuivant : " mais ce n'est pas la seule demande formulée à l'endroit du Président de la République. Il y a aussi la construction d'une stell en mémoire de ces journalistes. Dans l'histoire de JED vous allez constater que parmi ces 22 journalistes, il y a aussi ceux qui ont été portés disparus et on n'a jamais retrouvé leurs corps. C'est pour nous l'occasion qu'on ait un mémorial au niveau de Kinshasa où tous les noms de journalistes assassinés seront inscrits. La troisième demande c'est la réparation en faveur des enfants et familles de ces hommes. Particulièrement, nous n'avons jamais bénéficié de l'assistance du gouvernement congolais. Vous avez entendu l'avocat de la famille, il y a un jugement qui a été rendu public. Mais la famille continue à vivre dans le traumatisme. Et jusqu'à ce jour, les commanditaires de ces crimes n'ont jamais été révélés à la famille ".

Selon L'ACOFEPE, le Chef de l'État prône l'État de droit, qu'il se souvienne de tous ces journalistes qui ont payé un prix en faveur de la liberté de la presse en RDC. Aux médias, elle sollicite l'accompagnement pluridimensionnel, question de faciliter aux familles et enfants de victimes de cette cause d'en savoir plus sur l'évolution des travaux. Au besoin de se joindre à l'association pour enfin mener ensemble ce plaidoyer.

'' Depuis 19 ans, le silence a été notre réponse à la souffrance, mais aujourd'hui, ce silence se brise. Je ne prends pas la parole, non pas seulement en tant que fille d'un journaliste héroïque, en tant que porte voix de toutes les familles qui continuent de vivre dans le traumatisme et incertitude. Nous demandons à l'Etat, plus aux défenseurs des droits humains, aux organisations internationales, vous tous ici présents, de nous soutenir dans notre quête de justice ", a conclu la présidente du comité de pilotage du plaidoyer en faveur des journalistes assassinés en RDC et fille de l'ancien journaliste de "La Référence plus", France Ngyke, assassiné dans des circonstances odieuses.

Socrate Fumudiya




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